Quand le monde vacille, le mental ne suffit plus
- jeoffrey roussel
- Jan 6
- 2 min read

On analyse tout.
On explique tout.
On commente tout.
Et pourtant, rien ne change vraiment.
Pourquoi ?
Parce que le problème n’est plus intellectuel.
Il est nerveux, corporel, existentiel.
Quand la pression monte , sociale, économique, écologique , le mental ne tient pas.
Il s’emballe, se rigidifie, cherche des coupables ou des certitudes.
Ce n’est pas un manque d’idées.
C’est un manque de stabilité intérieure.
En situation de crise, la hiérarchie s’inverse
Quand tout devient instable, ce n’est plus le mental qui décide en premier.
L’ordre réel est celui-ci :

le système nerveux
la respiration
le corps
le mental
Si le corps est tendu, coupé, agité,
le mental produit des décisions confuses, même avec de “bonnes intentions”.
Un corps non régulé ne peut pas produire de la clarté.
Les pratiques corporelles ne sont pas du bien-être
Le tai-chi, le qi gong, la méditation ont été transformés en outils de détente.
C’est une lecture superficielle.
À l’origine, ces pratiques servent à :
rester présent sous pression
garder de la fluidité quand tout se durcit
sentir quand avancer, quand attendre
répondre sans violence, sans fuite
Autrement dit : ne pas se perdre quand l’environnement devient hostile ou chaotique.
Le tai-chi n’apprend pas à combattre, il apprend à rester juste

la lenteur maîtrisée
l’écoute fine
l’équilibre entre Yin et Yang
l’action sans précipitation
Ce n’est pas une danse lente.
C’est un entraînement à la lucidité en situation instable.
Quand les repères extérieurs s’effondrent,
ceux qui ont un axe intérieur tiennent.
Ce que la pratique transforme vraiment
Une pratique sincère, régulière, incarnée développe :
une tolérance à l’incertitude
un ancrage réel
une présence qui calme sans chercher à convaincre
Ces personnes ne deviennent pas des gourous.
Elles deviennent des points de stabilité.
Des gens auprès desquels on respire mieux.
Des gens qui ne paniquent pas.
Des gens fiables.
La transmission ne passe plus par le discours
Quand tout va bien, on peut discuter longtemps.
Quand ça tangue, les mots vides ne tiennent pas.
Ce qui compte alors, c’est :
la posture
la respiration
la cohérence
On n’écoute plus ce que tu dis.
On sent ce que tu es.
Une posture simple, exigeante
Il ne s’agit pas de sauver le monde.
Ni d’avoir raison.
Ni de convaincre.

Il s’agit de :
pratiquer
s’ajuster
rester clair
transmettre par l’exemple
C’est discret.
C’est exigeant.
Et c’est profondément utile.
Les années qui viennent demanderont moins de concepts
et beaucoup plus de présence incarnée.
Les pratiques corporelles et énergétiques ne sont pas une fuite.
Elles sont un entraînement à rester humain quand la pression augmente.
Et ça, aujourd’hui,
ce n’est pas du luxe.
C’est une nécessité.




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